OPEN DE TENNIS ATP 125 AUX ARENES
Gros coup de "gueule" du président TW dans le RL du jour concernant ce futur tournoi de tennis à Metz. La FFT souhaite installer un tournoi en remplacement de l'ATP 250 parti ailleurs sans aucune concertation avec les principaux occupants des arènes : MHB et nombreuses associations, mais à priori avec l'aval du maire de Metz. Lors d'une annonce antérieure à ce sujet le président du département avait également très mal pris la chose puisque le département était partie prenante du tournoi précédent, mais non concerté également pour ce nouveau tournoi.
Le plus hallucinant dans cette histoire est que ce tournoi bloquerait les arènes pour une durée bien supérieure au tournoi précédent alors que le niveau est bien moindre. Tous les supporteurs savent que le mois de novembre est une période charnière en LDC avec de nombreux matchs en perspective aux arènes.
TW ne se voit pas demander aux abonné(e)s et VIP de déménager vers un lieu extérieur, car à chaque fois cela génère des frais supplémentaires de plus en plus difficile à avaler. On parle de Nancy - Luxembourg - pourquoi pas Strasbourg.
Le coach messin y met à juste titre son grain de sel pour expliquer les conditions d’entraînement chamboulées avec des salles à trouver journalièrement, le matériel à transporter etc...
MHB est une vitrine pour la ville dans l'Europe entière, alors que ce tournoi de "pacotille" décreté par le parisianisme en polo Lacoste n'apporte rien à la ville, vu que sans être péjoratif vis à vis des tennisman, ce seront des 3ème couteaux qui viendront jouer.
On annonce tous les ans des joueurs de 1er plan qui se désistent à chaque fois. Alors là pour un ATP 100, laissez moi rire.On sait que le maire de Metz n'est pas très sport, et qu'il a d'autres soucis avec les élections à venir, mais ce serait quand même une bombe handballistique que Metz ne puisse proposer une salle digne des arènes (avec 4000- 5000 spectateurs en LDC) aux instances européennes qui ne sont pas des plus indulgentes quand il y a beaucoup plus de demandes que de places.
Il fut un temps il me semble ou l'open de Metz se déroulait à la foire d'exposition. Si le maire veut à tout pris un open de tennis autant revenir à la source et voir ce que cela donne en terme de retombées et autres.
Il ne faut pas oublier qu'il existe déjà un open ATP 100 joué à la 2ème ville du département. Le département y est associé ; pourquoi ne pas se servir de ce support et le développer à Thionville. Les pistes ne manquent pas si le FFT veut bien redescendre sur terre et ne pas considérer la Province comme son vassal CQFD mais ce n'est que mon point de vue.


Partie N°1 du commentaire : Metz Handball aux Arènes : reprendre le pouvoir sans posséder les murs
Il existe à Metz un paradoxe silencieux. Le club le plus performant, le plus stable et le plus prestigieux de la ville ne contrôle ni son enceinte, ni son exploitation, ni totalement la valeur qu’il génère.
Metz Handball remplit, gagne, rayonne. Mais dans le modèle contemporain des grandes arenas publiques déléguées à des opérateurs privés, la performance sportive ne suffit plus à garantir le pouvoir. Elle peut même produire l’effet inverse : plus un club réussit, plus il nourrit un système dont il ne maîtrise pas les règles.
Aux Arènes, comme dans la plupart des équipements multifonctionnels européens, la configuration est connue : la Ville possède, l’exploitant optimise, le club incarne.
Le danger n’est pas visible. Il est structurel.
Le piège du “client premium”
Sans cadre stratégique clair, un grand club peut glisser d’un statut de partenaire naturel vers celui (plus confortable pour l’exploitant) de client haut de gamme récurrent.
Un client important, certes. Un client respecté, souvent. Mais un client tout de même.
Dans ce scénario, la valeur créée par les matchs (billetterie, hospitalités, consommation, image, données) diffuse progressivement vers l’infrastructure et son gestionnaire. La dépendance augmente à mesure que le succès grandit.
Autrement dit : la victoire sportive ne se traduit pas automatiquement en souveraineté économique ou institutionnelle.
Posséder n’est pas nécessaire. Être indispensable l’est.
Devenir propriétaire de la salle est irréaliste à court terme et, au fond, pas indispensable. Le véritable pouvoir, dans un système public-privé, appartient à l’acteur dont l’éviction coûterait le plus cher politiquement, économiquement et symboliquement.
L’objectif stratégique pour Metz Handball n’est donc pas la propriété. C’est l’indispensabilité.
Le premier levier : la souveraineté des dates
Un club sans maîtrise de son calendrier n’a pas de pouvoir réel. Il subit.
Priorité sur les compétitions nationales et européennes, fenêtres protégées, planification très anticipée, mécanismes de compensation en cas de conflit : ces éléments ne relèvent pas du confort organisationnel mais de la souveraineté sportive.
Obtenir un statut clair de club résident principal est la condition préalable à toute stratégie d’influence.
Le second levier : la valeur des soirs de match
La question fondamentale est brutale : qui gagne réellement de l’argent quand Metz joue ?
Billetterie, hospitalités, merchandising, activations partenaires, restauration, fan zones, l’économie d’un match dépasse largement la vente de billets. Si ces flux échappent majoritairement au club, celui-ci travaille pour enrichir un écosystème qui ne lui appartient pas.
Un club dominant contrôle, au minimum, son expérience commerciale et ses revenus premium les jours où il remplit la salle. (La partie N°2 du texte si situe ci dessous)