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Les danoises vont elles quitter la Hongrie ?

une réforme fiscale majeure en Hongrie secoue actuellement le monde du sport professionnel, menaçant de provoquer le départ de plusieurs grandes stars internationales, notamment dans le handball.

Le gouvernement du nouveau Premier ministre Péter Magyar a dévoilé un vaste plan fiscal qui entrera en vigueur à partir de 2027. Parmi les mesures phares figure la réduction drastique du plafond préférentiel du régime EKHO, un mécanisme d'allègement fiscal très avantageux dont bénéficiaient jusqu'alors les athlètes de haut niveau, les footballeurs et les entraîneurs en Hongrie. [1, 2, 3]

Voici les détails de la situation :

1. Le durcissement fiscal pour les sportifs (Régime EKHO)

  • Le changement : Actuellement, le plafond annuel de revenus soumis à ce taux d’imposition préférentiel pour les athlètes est fixé à 500 millions de forints (environ 1,2 million d'euros). À partir de 2027, ce plafond va être abaissé à seulement 60 millions de forints (environ 150 000 euros). [1, 2]

  • L'impact : Au-delà de ce montant, les revenus des sportifs seront soumis au barème général, augmentant massivement la part de leurs impôts. [1]

2. Une menace directe pour les clubs de handball

La Hongrie est une place forte du handball européen, abritant des clubs majeurs (comme le Győri ETO KC chez les femmes ou le Telekom Veszprém chez les hommes) qui comptent de nombreuses stars scandinaves et notamment danoises.

Les directions des grands clubs omnisports (comme le [Ferencváros](https://ground.news/article/fradi-may-lose- its-biggest-stars-due-to-new-tax-rules "the Biggest Stars Could Lose Out on Huge Sums of Money")) ont publiquement exprimé leurs vives inquiétudes. Elles redoutent de perdre leurs plus grandes stars internationales, car ces nouvelles règles affectent directement la viabilité des contrats en cours et la capacité des clubs à garantir des salaires nets compétitifs à l'avenir. [1]

3. L'attraction du "bonus fiscal" au Danemark

Face à cette perte d'avantages en Hongrie, le timing est particulièrement incitatif pour les joueurs et joueuses danoises. Le championnat du Danemark de handball utilise activement un dispositif fiscal appelé "Forskerordningen". Ce programme permet aux sportifs danois expatriés à l'étranger depuis plus de 10 ans de revenir au pays en bénéficiant d'un taux d'imposition réduit très attractif pendant leurs 7 premières années de retour. [1, 2]

L'effet combiné de la perte du bouclier fiscal en Hongrie et de l'appel d'air financier proposé par le Danemark pousse ainsi de nombreux handballeurs et handballeuses à envisager sérieusement de quitter la Hongrie à l'issue de la saison

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ml29
Il y a 4 jours
•

Handball féminin européen : le modèle économique hongrois peut-il rebattre les cartes en 2027 ?

 

La réforme fiscale annoncée en Hongrie pour 2027 pourrait modifier les rapports de force du handball féminin européen. Au-delà de la rémunération des joueuses, c'est une partie du modèle de financement des grands clubs hongrois qui pourrait évoluer. Une transformation susceptible de remettre en question certains avantages concurrentiels et d'ouvrir de nouvelles perspectives aux autres puissances européennes.

 

Un modèle économique confronté au changement

 

Depuis plusieurs années, la Hongrie occupe une position dominante dans le handball féminin européen. Győr et Ferencváros disposent de moyens considérables pour attirer les meilleures internationales. Cette puissance repose sur des partenaires économiques importants, mais également sur un environnement fiscal et institutionnel particulièrement favorable.

 

Deux dispositifs sont aujourd'hui concernés par les orientations du gouvernement hongrois. Le premier, l'EKHO, permet aux sportifs professionnels de bénéficier d'un régime fiscal préférentiel. Son plafond annuel devrait passer de 500 à 60 millions de forints dès 2027, soit une réduction de 88 % du montant des revenus éligibles. Cette évolution pourrait renchérir le coût des rémunérations les plus élevées.

 

Le second, le TAO, permet aux entreprises de soutenir financièrement certaines organisations sportives en contrepartie d'avantages fiscaux. Son fonctionnement pourrait également être révisé afin de modifier la répartition des financements. Les modalités définitives restent cependant inconnues.

 

Trois scénarios pour les clubs hongrois

 

Le premier scénario serait celui de la continuité. Les clubs les plus puissants conserveraient leurs ressources et absorberaient les surcoûts salariaux éventuels. Leur compétitivité européenne serait préservée, mais leurs marges d'investissement pourraient se réduire.

 

Le deuxième scénario reposerait sur une adaptation progressive. Les dirigeants procéderaient à des arbitrages entre rémunérations, recrutement et formation. Certaines internationales seraient conservées prioritairement, tandis que d'autres pourraient devenir accessibles à des clubs étrangers. Cette évolution favoriserait une redistribution sélective des talents.

 

Enfin, un troisième scénario verrait certains clubs confrontés simultanément à une augmentation de leurs charges salariales et à une modification de leurs ressources financières. Leur capacité à maintenir des effectifs de très haut niveau pourrait alors être fragilisée.

 

Ces scénarios demeurent hypothétiques. Leur réalisation dépendra des décisions fiscales définitives, de la solidité des partenariats économiques et des capacités d'adaptation propres à chaque organisation.

 

Le Danemark et les autres championnats à l'affût

 

Les internationales danoises évoluant en Hongrie pourraient être particulièrement attentives à ces évolutions. Le Danemark dispose du régime fiscal Forskerordningen, qui permet à certains salariés hautement rémunérés, sous conditions, de bénéficier temporairement d'une fiscalité préférentielle.

Ce mécanisme pourrait faciliter certains retours sans provoquer nécessairement un mouvement massif. Son application dépend notamment de la situation fiscale antérieure de chaque joueuse et non de sa seule nationalité.

 

Plus largement, les clubs français, allemands, norvégiens ou roumains pourraient bénéficier d'une évolution du marché. Mais les opportunités dépendraient autant des capacités financières des clubs recruteurs que des situations contractuelles et des choix individuels des joueuses.

 

Metz et Brest peuvent-ils en profiter ?

 

Pour Metz Handball et le Brest Bretagne Handball, une éventuelle transformation du modèle hongrois pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Certaines internationales jusqu'alors difficilement accessibles pourraient arriver sur le marché à des conditions économiques différentes.

 

Encore faudrait-il pouvoir les recruter. Les clubs français restent soumis à leurs propres contraintes budgétaires et salariales. Une joueuse disponible n'est pas nécessairement une joueuse financièrement accessible.

 

La question dépasse donc les seuls transferts. Elle concerne la capacité des organisations à mobiliser durablement les ressources nécessaires pour maintenir leur compétitivité. Une évolution du marché ne bénéficierait pas automatiquement aux clubs français, même si elle pouvait réduire certains écarts économiques avec leurs concurrents hongrois.

 

2027 : vers un nouvel équilibre européen ?

 

La réforme annoncée en Hongrie rappelle combien la compétitivité sportive dépend de facteurs économiques et institutionnels extérieurs aux clubs. Un environnement fiscal favorable peut contribuer à construire une domination sportive, mais sa transformation peut aussi contraindre les organisations à revoir leurs équilibres financiers et leurs ambitions.

 

Il serait prématuré d'annoncer le déclin de Győr ou de Ferencváros, comme un départ massif de leurs internationales. Les grandes puissances hongroises disposent de partenaires et de capacités d'adaptation qui pourraient leur permettre de préserver leur position.

 

La véritable interrogation dépasse donc le marché des transferts : quels clubs européens seront capables de préserver ou de renforcer leur compétitivité dans un environnement économique en mutation ?

 

Car la réforme hongroise pourrait finalement révéler une réalité fondamentale : la puissance sportive ne dépend pas seulement des moyens financiers disponibles aujourd'hui, mais aussi de la capacité des dirigeants à en garantir la pérennité.

 

Note : cette analyse prospective repose sur les mesures annoncées en octobre 2026. Leurs conséquences dépendront des dispositions définitives et des situations économiques propres aux clubs.

 

Sources : HandNews (17 octobre 2026) ; MoneyBuzz ; Informat.ro ; Administration fiscale danoise.MLB

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