L'intérêt croissant des grands groupes internationaux pour le handball féminin ne relève ni d'un simple effet de mode ni d'une démarche philanthropique. Il répond à une logique économique, stratégique et sociétale plus profonde. Derrière les partenariats qui se multiplient se dessine une transformation plus large du sport professionnel : le passage progressif d'un modèle fondé sur le club territorial à un modèle dans lequel le club tend à devenir une marque, un média, une communauté et un actif stratégique intégré à des logiques internationales de création de valeur.
Longtemps, les clubs sportifs ont tiré leur légitimité de leur enracinement local. Leur identité se confondait avec celle d'une ville, d'une région ou d'une communauté de supporters. La performance sportive constituait alors la finalité première, tandis que le financement reposait principalement sur les collectivités territoriales, les entreprises locales et les recettes traditionnelles. Ce modèle n'a pas disparu, mais il coexiste désormais…